Le bon moment pour agir

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Il existe toujours un meilleur moment pour agir : trop tôt peut ne pas avoir l’impact désiré et trop tard s’apparenter à un coup d’épée dans l’eau.

COVID-19

Lors de la lecture d’un article du 10 mars 2020, concernant la progression du virus Covid-19, j’ai trouvé une documentation intéressante sur la mitigation d’un risque. Dans la gestion de projet, il serait impossible d’avoir ce type d’information. Cependant, je suis convaincu que pour certains risques il existe un bon moment pour y faire face.

L’histoire récente concernant la lutte contre les virus révèle beaucoup de leçons apprises. Lors de la grippe espagnole, en 1918 plusieurs villes ont mis en place des mesures pour arrêter ou plutôt ralentir la progression. Le moment choisi a eu un impact important. Certaines villes avaient implanté des mitigations au bon moment, d’autres tardivement, et d’autres encore les ont mise en place puis les ont arrêtées pour les remettre en place. Dans le premier cas, la courbe de contagion a été modérée, dans le second la courbe a été exponentielle avant de baisser, et dans le troisième cas ce fut une courbe en dos de chameau avec deux bosses.

Pour le Covid-19 nous avons déjà des informations claires de l’impact de mettre en place les mesures au bon moment. Évidemment pour la région de Hubei personne ne pouvait être préparé, le temps de réaction du corps médical a été efficace, nous savons que c’est le monde politique qui a tardé à reconnaître les faits. La Chine a cependant imposé des mitigations importantes dans les autres régions, ce qui a permis de maintenir la contamination à un niveau contrôlable. D’autres pays ont ensuite eu des indices qu’ils étaient atteints : la Corée du sud, l’Iran et l’Italie. Le délai dans la mise en place des mitigations appropriées a laissé le virus progresser de façons exponentielles. La progression dans les autres pays sera similaire à la Chine, mis à part Hubei, ou exponentiel nous le saurons dans les prochaines semaines. Il est sans doute possible de mettre en place des mitigations dans la plupart des pays même s’il n’est pas possible d’avoir des contrôles aussi stricts que la Chine a utilisés. Les mitigations appliquées trop tôt pourraient ne pas avoir l’effet nécessaire par la non-participation de la population.

En gestion des risques dans les projets, il y a aussi de meilleurs moments pour mettre en place des mitigations. Il y a quelques années dans un projet de construction d’un centre hospitalier, pour la gestion du risque de contamination fongique, nous avons mis en place une série d’actions qui a permis à l’ensemble des intervenants d’être proactifs. Des séances de formation ont été données par des spécialistes du domaine, des mesures journalières étaient faites. Résultat le risque ne ce n’est pas matérialisé. Un projet similaire au même moment a fait les journaux avec une contamination fongique. Notre équipe de projet a été satisfaite que des mitigations étaient en place.

Avoir mis en place les mitigations quelques mois plus tôt aurait sans doute découragé les intervenants qui n’auraient pas trouvé pertinentes les mitigations. Avoir attendu nous aurions peut-être fait les pages des journaux.

Identifier tôt les mitigations à prendre est important, les mettre en place au bon moment l’est tout autant.

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